Push on
À travers le dessin PUSH ON, j’interroge la notion de présence humaine dans l’espace urbain. Depuis un point de vue en contreplongée — celui de ma propre position — je ne retiens du paysage nocturne que les cadres lumineux des fenêtres.
La nuit efface presque toute présence matérielle : la végétation disparaît du champ visuel pour laisser émerger ces lucarnes de lumière suspendues dans l’obscurité. La présence humaine ne devient alors perceptible qu’à travers ces ouvertures, ces carrés et rectangles lumineux qui suggèrent une vie intérieure sans jamais réellement la révéler.
De cette vision naît une sensation étrange où l’humain n’apparaît plus que par traces, indices ou fragments lumineux disséminés dans l’espace nocturne. Les antennes râteau ponctuent également la composition par une série de lignes et de signes graphiques qui structurent l’espace du dessin.
Dans cette architecture flottante, les formes semblent en suspension, comme détachées de toute stabilité, oscillant entre apparition et disparition. Le dessin central paraît se rattacher, en périphérie, à une construction instable et chaotique où les perspectives, les repères et les rapports d’échelle se brouillent. Cet assemblage architectural produit ainsi un trouble perceptif, déstabilisant la lecture de l’espace et du sens
