" Nous avons l'art pour ne pas mourir de la vérité " F. Nietzsche

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« Frôlement – battements silencieux-espaces élastiques.Parloirs aux conversations multiples dans une limite agitée.Parfois je reviens lentement,comme pour surprendre l’acte précédent,suspendu,arrêté dans sa gestation,dans son bavardage.Je reviens avec le silence bousculer ces résistances,délier ces gestes, retenus dans cette limite, à l’orée du quoi. » Sylou LE RHUN

 

 

Démarche poétique,on songe à l’élaboration d’un poème tel que Mallarmé le concevait,l’oeuvre se construit selon un double mouvement.D’une part,des constructions où le fil joue ici un rôle primordial,d’autre part, une forme plus organique renvoyant à la notion de tourbillon, de vertige.Les structures ne sont pas sans évoquer l’habitat alors que se déploient dans l’espace des formes inconnues, presque proliférantes.Sylou LE RHUN dit «  chaque dessin est un acte,un micro-évènement,un point télurique« Débarassée de toute théatralisation, le dessin concentre des énergies, s’attache à des périphériques,recompose l’espace.Assurément, le visiteur est amené à se confronter mentalement à cette mobilité, il est aussi touché physiquement.Le paradoxe est au coeur de cette aventure.Une série de dessins a été conçue à l’aide d’un ordinateur, mais ce geste synthétique se trouve brutalement opposé par le geste du corps qui a piqué chaque support. Article/Pierre Giquel/Ouest-France